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La vallée2018-02-14T15:20:20+00:00

L’histoire géologique de la Vallée Bras-du-nord

La brève histoire géologique de la Vallée Bras-du-Nord (VBN) remonte bien loin dans le temps.  Le réseau hydrographique s’est d’abord développé sur les roches précambriennes des Laurentides, âgées de plus d’un milliard d’années.  Les cours d’eau ont exploité un réseau de fissures et de fractures provenant de mouvements tectoniques anciens.  L’érosion par l’eau pendant des dizaines, voire même des centaines de millions d’années a creusé des vallées avec un profil transversal en « V », c’est-à-dire avec des fonds de vallées très étroits.

Au cours des dernières glaciations, le paysage a été modifié par l’action érosive des glaciers et des calottes glaciaires continentales.  (Inlandsis).  C’est ainsi qu’au cours de la dernière glaciation, qui date d’environ 10,000 à 100,000 ans avant aujourd’hui, tout le Québec, une grande partie du Canada de plusieurs États américains ont été recouverts d’une couche de glace de plusieurs centaines de mètres d’épaisseur.  Le mouvement des glaciers a arrondi les collines, creusé les vallées pour leur donner un profil transversal en « U » et transporté des tonnes de matériaux glaciaires constitués de limons, de sables, de graviers, de galets, et de blocs erratiques arrachés au socle rocheux des Laurentides.

La VBN a été comblée de sédiments fluvio-glacières dont la surface est ponctuée ici et là par des dépressions remplie d’eau, par exemple, le Lac Alain et le Lac Rita.

La fonte de la dernière calotte glaciaire a eu lieu graduellement entre 10,000 et 17,000 avant aujourd’hui et donné naissance à la Mer de Champlain, importante masse d’eau salée qui a envahi la vallée du St-Laurent, il y a 12,500 à 13,000 ans, jusqu’à une altitude de 210 mètres.  La VBN a été comblée de sédiments fluvio-glaciaires dont la surface est ponctuée ici et là par des dépressions remplies d’eau (lac Alain, lac Rita), où à fond sec.  Il s’agit de kettles causés par la fonte de petites masses de glace isolées enfouies dans les sédiments.  Lorsque cette glace fond, il reste une dépression de quelques mètres de profondeur à la surface du terrain.

Vers 11,000 ans avant aujourd’hui, le front de la calotte glaciaire s’est stabilisé et a localement réavancé vers le sud jusqu’au bord de la Mer de Champlain dans la région de la Mauricie, entre autres.  L’édification de la moraine de St-Narcisse date de cette époque.  D’une longueur de plusieurs centaines de kilomètres, cette moraine frontale s’étend de l’Outaouais au Saguenay, et serait due à un refroidissement climatique mondial.  Des vestiges de cette moraine sont bien visibles dans le secteur de l’accueil Cantin, là où on observe une topographie en buttes et en creux qui recouvre complètement la VBN.

Avec la fin de la glaciation et le retrait de la Mer de Champlain, différents niveaux de terrasses d’origine fluviale se sont développés, bien visibles dans la région de St-Raymond.  La rivière Bras-du-Nord s’est frayée un nouveau cours dans les matériaux glaciaires mettant en évidence une quantité impressionnante de cailloux plus ou moins arrondis.  Il y en a partout autour des chalets, dans le lit de la rivière et sur les terrasses qui bordent la vallée.

L’histoire géologique de la Vallée Bras-du-nord nous a inspirés pour la sélection des noms des chalets de la Villa Éco.

  • Kettle ou SÖlle : Un kettle (de l’anglais « chaudron ») ou un sölle est une formation glaciaire en forme de dépression dans des dépôts glaciaires, plus ou moins circulaire et parfois remplie d’eau.

  • Kame : Un kame est une formation fluvio-glaciaire qui se présente sous la forme d’une colline irrégulière et composée de sables et de graviers.

  • Loess : Dépôts éoliens de sable fin et limon. (nous avons trouvé une bonne quantité de limons lors du creusage du puits à plus de 250 pieds de profondeur, sans savoir toutefois si ce limon provient d’un dépôt éolien).

Figure 3.10 – Conceptual model of the Saint-Narcisse Moraine subaquatic sedimentation at the contact of the Champlain Sea and the Laurentide Ice Sheet in the Portneuf area (modified from

Sharpe, 1988) (l-zone of flow establishment 2-zone of established flow)..